Jura

Haut-Jura - Pays Dolois - Revermont - Région des Lacs












Région des lacs
Villes de Caractère

Champagnole

Région:Franche-Comté
Département: Jura
Population: 8 609 hab.
Superficie: 20,18 km²
Altitude: 476 m – 783 m

Porte du haut Jura et du pays des lacs jurassiens, Champagnole ville verdoyante détient une position centrale au coeur du Jura. Dans la haute vallée de l'Ain, à proximité des cascades et des lacs, la région de champagnole vous offre un foule d'activités d'eau : pêche, baignade, canyoning, voile ou canoé.
Champagnole est également la porte de la Route des Sapins qui, en une quarantaine de kilomètres, traverse les forêts de la Fresse, de la Joux et de Levier, du nom de la commune où prend fin la route. La ville est à quelques kilomètres du domaine de Chalain, qui constitue un des grands centres du tourisme avec les aménagements qui bordent le lac.

VOIR-VISITER

-Orgue de Marin Carouge (1721), Classé M.H.
-Musée Archéologique

Ligne des hirondelles

Au départ de la gare de Champagnole récemment rénovée, la SNCF vous propose une escapade ferroviaire sur la « ligne des Hirondelles ». Véritablement mythique, cette ligne qui traverse le Haut-Jura est une des plus belles de France… Après avoir été au service, pendant plus d’un siècle, des différentes industries implantées tout au long de son tracé, cette ligne a été réhabilitée et dotée d’un train panoramique aux larges baies vitrées : c’est parti pour le « circuit » des viaducs, une balade inoubliable qui permet de visiter ou de revisiter les cités du Haut-Jura. Entre Morez (musée de la Lunette, maison de l’Email) et Saint-Claude (musée de la Pipe et du Diamant, stalles de la Cathédrale), mon cœur balance !


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Sirod Altitude 560 m (mini) – 890 m (maxi) Superficie 16,1 km² Population sans doubles comptes 528 hab. CURIOSITES : Le village est situé sur la rive gauche de la rivière d'Ain au fond d'un bassin très fertile qu'entoure un cirque de montagnes peu élevées, à travers laquelle l'Ain s'est frayé un passage. Par sa situation géographique, Sirod présente des spécificités, notamment la Percée, les gorges et Pertes de l'Ain, la Champignonière et Les Commères. La Percée : Pour pénétrer sur le territoire de Sirod, il faut traverser le tunnel ouvert sous la montagne, dit de Chauffaud, du nom de cette montagne dans laquelle il a été percé en 1847 sur une longueur de 134 m. Ce tunnel appelé plus couramment "La Percée" est vouté en forme de berceau et la voûte est taillée dans le roc vif. Les gorges et Pertes de l'Ain : Sirod est traversé par l'Ain qui prend sa source dans une commune voisine CONTE. La cascade de l'Ain, qui est entre Sirod et Bourg de Sirod est l'une des plus belles du Jura. En cet endroit, la rivière s'est creusée un lit profond et très étroit à ciel ouvert sur une longueur d'environ 100 m. Les eaux ayant corrodé les rochers qui leur servaient de barrière, ont entrainé leur chute et ont du se frayer sous ces masses énormes un nouveau lit. Après un parcours souterrain de 100 m, elles reparaissent bouillonnantes et blanches d'écume, et se précipitent d'une grande hauteur en formant une belle cascade au pied de laquelle étaient les usines de Bourg de Sirod. Les lieux-dits "Le Moulin" et "La papeterie" témoignent des activités humaines émanant de l'exploitation de la force de l'eau. "La papeterie" située sur la rive gauche de l'Ain était une fabrication de papier et de carton. Cette usine a été supprimée en 1840 et remplacée en 1853 par un moulin qui se trouvait un peu plus bas. Mais aujourd'hui à cet emplacement s'élève le bâtiment du centre-est : il alimente une soixantaine de communes en eau potable depuis sa mise en service le 15 juillet 1962. La Champignonière : La Champignonière, tunnel situé au lieu-dit "Le moulin" rappelle le passage du tram. Sirod était en effet le point de bifurcation des trains venant de Champagnole. Ces trains se dirigeaient soit sur Boujailles, soit sur Foncine. La commune était alors une sous station électrique et possédait sa gare (proche du stade). La Champignonière a marqué la mémoire de nombreux sirotiers qui étaient venus au rendez-vous soit disant donné par les extra-terrestres ... Ceux-ci ayant finalement posé un lapin (août 1980). Les Commères : Il y eut autrefois 3 commères, 3 blocs de rochers qui s'élevaient à pic contre le flanc sud est de la montagne de Chauffaud, que couronnent les ruines de Château-Vilain. Aujourd'hui, il n'en reste plus qu'une. Les blocs parfaitement isolés pouvaient laisser croire qu'ils avaient été élevés par l'homme ou taillés par le ciseau. Quoique de dimensions différentes, ils ressemblaient à d'énormes statues de femmes coiffées de chapeaux. Ces blocs de pierre ont alimenté une légende dont il y a deux versions : Les châteaux : Le château de Montrichard : "La prévôté du val de Sirod était inféodée à une famille noble qui portait le nom de ce village. Pierre de Sirod, chevalier, vivait en 1184; Julie, fille de Richard de Sirod, en 1276, et Perrin de Sirod en 1404. On ignore si cette famille est la même que celle des Serod qui possédèrent pendant plusieurs siècles la baronie de Choye. Ce fief passa, au XVème siècle, à la famille de Montrichard. Antoine de Montrichard, marié en 1518 à Louise, fille de Nicolas Merceret de Salins, se qualifiait de sieur de Sirod. Le château, dit de Montrichard, situé derrière l'église est de forme quadrangulaire avec quatre tours aux angles, dont trois sont circulaires, et l'autre, plus ancienne, est de forme carrée.Ce manoir fut acquis au XVIIIème siècle par la famille de Watteville, qui l'habita et le vendit au début du XIXème siècle à M. Jeunet. Il a été entièrement restauré par son propriétaire actuel. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques". Château-Vilain : Sirod dépendait de la baronie de Château-Vilain."Château-Vilain" dont les ruines dominent le village, date du XIIème siècle environ. La forteresse construite vers 1186 par Simon de Commercy, s'élevait à l'est de Bourg de Sirod, au sommet d'une montagne coupée à pic. Il occupait une surface de 220 mètres sur 60 mètres et dominait tous les pays d'alentour. Cette forteresse était entourée d'un mur d'enceinte construit sur les bords du rocher.On ne pouvait y pénétrer que par le côté sud, l'entrée était précédée d'une avenue de tilleuls et défendue par deux tours quadrangulaires. Après avoir traversé la porte d'entrée, on remontait un chemin bordé d'énomes murailles, conduisant à une première cour qui renfermait un manoir fortifié. Derrière ce bâtiment, il y avait une autre cour, puis un donjon carré, et derrière celui-ci se trouvait une autre cour. Le premier bâtiment d'habitation était séparé de la cour renfermant le donjon principal, par une muraille très haute et très épaisse, supportant à ses extrémités deux tours percées de meurtrières. Lors de la domilition des châteaux forts, l'abbé de Watterville a demandé de laisser celui de Château-Vilain, mais celui-ci fut démoli de 1808 à 1810 pour la reconstruction des usines de Bourg de Sirod incendiées en 1803. Actuellement, il ne reste que les ruines de 4 tours et quelques pans de murs. L'église Saint Etienne : Le patronage de Saint Etienne indique l'ancienneté , mais sans permettre de la préciser. L'église garde assez de signes (absence de chapiteaux, forme des grandes arcades, implantation du clocher) pour évoquer son aspect originel roman; ses trois nefs devaient alors être couvertes d'une charpente apparente. Le voûtement actuel, pour l'essentiel (nef, travées latérales munies de culots sculptés), remonte au XVème siècle, plutôt dans sa première moitié; le style des culots l'atteste suffisamment. Le choeur, l'abside et la majeure partie des chapelles, encore gothiques, sont à peine plus tardifs. Quant aux ogives épaisses coiffant cinq travées des bas-côtés, elles seraient une réfection moderne. En 1775, Antoine Bonaventure Fumey, architecte à Poligny, vient reconnaître les réparations qui s'imposent à l'église. Les murs du clocher apparaissent caducs, par vétusté et pour avoir subi le feu : des pierres y sont calcinées. Pour effacer les traces de gouttières, il faudra reblanchir l'intérieur à la chaux, ce qui sera effectué par un maître italien. Sont réunis les représentants des villages de la paroisse : Sirod, Crans, Syam, Charency, Treffay, Conte, Lent, Bourg de Sirod, Les Chalesmes, La Perrena, Bief des Maisons, Gillois et Arsurette. Plusieurs poussent à l'économie : Bief des Maisons vient d'être incendié et doit reconstruire son église; Chalesmes est dans la nécessité d'agrandir la sienne. Quelle solution serait la moins onéreuse : réparer le clocher avec sa flèche en bardeaux, le couronner par un dôme, en construire un neuf devant l'église ? A cet endroit d'ailleurss'étend sur toute la façade un "vestibule ou chapiteau", un porche soutenu par six colonnes de pierre. Une autre reconnaissance des ouvrages à faire au clocher est accomplie en 1778 par Louis Beuque, architecte bisontin; leur réception a lieu en 1785 seulement. En 1890, l'église brûle à nouveau, avec presque la moitié du village. L'architecte champagnolais Schacre reconstruira le clocher en 1902, apparemment à l'identique : baies en tiers point et archivoltes sur culots, selon une photo prise au lendemain de l'incendie; en fait, il le monte en pierre blanche, étrangère à l'ensemble. Il jugeait l'ancien "du style ogival du XIIIe siècle, comme le reste de l'église". D'autre part, il explique les variations de la toiture : l'édifice avait toujours été couvert en bardeaux; cette couverture, excellente pour les pays de neige, "avait permis de détacher la grande nef des bas-côtés, en mettant une pente moins forte" sur ces derniers. Vu les dangers d'incendie, le bardeau avait été remplacé au début du XIXe siècle par une petite tuile excellente, alors très utilisée; elle a nécessité le redressement des pentes sur les collatéraux, et donc un toit uniforme. Ajoutons que la catastrophe de 1890 entraîne l'abandon du porche devant la façade; quant au cimetière entourant l'église, il a été déplacé en 1899. Description : La nef s'étend sur cinq travées dont la dernière porte le clocher; le choeur de deux travées s'achève par une abside à trois pans. Les collatéraux bordent les cinq travées de nef et la première du choeur. Sur leurs flancs, se greffent au sud deux étroites chapelles, avec lavabo à moulure et accolade flamboyante; au nord, deux chapelles plus tardives malgré leur structure gothique, ouvertes par un arc en plein cintre avec moulure terminée par un filet, comme à ceux du sud, et aux arcs longeant le choeur. Enfin, au droit de la travée sous clocher, se développe une chapelle de chaque côté : plus ou moins symétriques, voûtées d'ogives en pénétration sur colonnettes d'angle qui attestent le gothique final, elles sont des ajouts; le transept n'existe pas. Le voûtement du vaisseau, assez homogène par la croissée d'ogives qui règne partout, avec des profils ressemblants, demeure - sauf à cinq travées de collatéraux, aux nervures lourdes et rejoignant mal les parois - l'ensemble le plus intéressant de l'édifice, par la richesse de ses éléments sculptés, supports et clés. Le prieuré : Les libéralités de Sigismond envers l'Abbaye d'Agaune n'avaient pas été purement gratuites, ce souverain avait chargé les religieux de services si considérables qu'il fallut appeler des moines de Condat pour satisfaire à leur célébration, et leur céder par conséquent une certaine portion des domaines affectés à la dotation de ces services. C'est ainsi que ce dernier monastère devint propriétaire de Sirod et de plusieurs autres villages autour de Salins, possessions qui lui furent confirmés en 852 ou 855 par le roi Lothaire et par l'empereur Frédéric Barberousse en 1184. Une des nombreuses colonies sorties de cette maison sous Saint Lupicin, vint fonder dans le val de Sirod un prieuré qui ne tarda pas à devenir un centre à la fois agricole et religieux. L'église paroissiale et les droits qui y étaient attachés, restèrent en la possession des archevêques de Besançon jusqu'à l'époque où Humbert de la Roche sur l'Ognon consentit à les abandonner à Adon, abbé de Saint Oyan, sous la seule réserve d'une redevance de 20 livres d'huile d'olive à payer à lui même et à ses successeurs le dimanche de la Passion de chaque année. La maison prieurale située au sud de l'église dont elle n'était séparée que par une cour close de murs et flanquée d'une grosse tour carrée, se composait d'un corps de logis élevé d'un seul étage au-dessus du rez de chaussée, d'une basse-cour renfermant une grange et deux écuries, d'un jardin, d'un verger. Elle était habitée par un prieur, un religieux Bénédictin mansionnaire et un autre moine qualifié de sacristain, présentés par le prieur et institués par l'abbé de Saint Claude. Les bâtiments ont été détruits depuis la révolution. Ce prieuré fut sécularisé par lettres patentes du mois de décembre 1742, confirmatives d'une bulle du pape Benoît XIV et supprimé. Les revenus devaient être unis à la manse capitulaire des chanoines de Saint Claude après la mort de M. Despotot, alors prieur titulaire. Perronne du Tartre de Chilly, juge délégué par l'archevêque de Besançon, exécute cette union par un décret du 11 Août 1764, en réservant à l'archevêque le patronage des différentes églises dépendant de ce bénéfice et l'ancienne redevance annuelle des 20 livres d'huile d'olive. Aucun événement notable ne s'est accompli dans cet établissement, si ce n'est l'incarcération en 1607, dans les prisons de l'abbaye de Saint Claude, de Claude Garnier, mansionnaire, pour des scènes turbulentes qui avaient effrayé la population de Sirod et l'expulsion, en 1636, de Mathieu Broye, autre mansionnaire, par Nicolas Hugonet, qui s'installa avec sa femme et ses enfants dans le prieuré et profana cette demeure. Les incendies : 12 août 1890 : grand incendie : Le 12 août 1890, un incendie ravageait le village de Sirod : 55 fermes, maisons, château, église et mairie souffrirent des flammes. Le fort vent d'est ainsi que le peu de moyens pour éteindre l'incendie (une pompe à bras et quelques seaux d'eau puisés aux fontaines) ne laissèrent que peu de chance aux fermes faites majoritairement de bois et remplies de foin de l'importante moisson d'alors. On raconte que le feu a été mis volontairement par un commis qui voulait se venger d'un mauvais traitement financier ou alimentaire. La solidarité, les assurances et les économies des fermiers qui vivaient aisément à cette époque là permirent une reconstruction rapide des nouvelles fermes devenues ainsi plus fonctionnelles, solides et modernes. Le patrimoine de Sirod a beaucoup souffert de l'incendie. L'église fut très vite reconstruite mais le prieuré lui ne fut jamais rebâti. Le château de Montrichard fut remis en état mais disparurent plusieurs manoirs d'architecture gothique du XVe siècle qui donnaient au village, selon des annales, un aspect que n'ont presque nulle part les bourgades de cette région. 11 septembre 1990 : La nuit du 10 au 11 septembre, un incendie se déclarait à la scierie de Sirod. Le matériel, les machines et l'important stock de bois chiffrés à plusieurs millions de francs étaient la proie des flammes. Déjà le 9 septembre, les pompiers de Champagnole s'étaient rendus dans cette scierie pour un début d'incendie. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx